Deux arbres au poing levé Aux cris échevelés Que
Deux arbres au poing levé
Aux cris échevelés
Que le vent va porter
Aux flots en liberté
Ce n'est pas la planète
Qu'il nous faut réchauffer
C'est notre humanité!
© Maria Ardouin
Deux arbres au poing levé
Aux cris échevelés
Que le vent va porter
Aux flots en liberté
Ce n'est pas la planète
Qu'il nous faut réchauffer
C'est notre humanité!
© Maria Ardouin
Vêtue
À l'indienne
Elle ne sait où aller
Elle fume de l'herbe
Elle est de nulle part
D'ailleurs
Elle est déjà ailleurs
Aux couleurs
De l'automne
Aux parfums
De l'hiver
Aux souvenirs
De l'été
Je l'ai aimée
Elle me manque
© Julien Hoquet
Frondaisons dorées
Offertes aux reflets
L'étang pare ses eaux précieuses
Avant que les couleurs s'éteignent
Diluées par le grand pinceau de l'hiver.
© Maria Ardouin
Le gris coton s'est fendu
Tout doucement
Tout vertement
Dans le mystère
D'une courbure.
© Maria Ardouin
« J’ai choisi la peinture parce qu’elle m’était autant nécessaire que la nourriture. Elle me semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais m’envoler dans un autre monde. » Marc Chagall
À ma fenêtre grise
Une goutte de pluie
Suinte lentement
D'un œil morne
Je la suis
Et je deviens l'ombre vitreuse
Traînant dans la grisaille
Je m'ennuie
J'ai le cœur monotone
Mon ombre se dilue
Absorbée, exsangue
Je suis l'automne
Le fantôme de ma fenêtre
© Julien Hoquet
Je ne sais pas
Te peindre
Avec les couleurs
Et les pinceaux
Je ne sais
Que t'aimer
En silence
Avec ce cœur
D'oiseau
© Julien Hoquet
Tous ces visages
Ces merveilleux visages
Quand la liberté
N'est plus qu'une
Simple vue de l'esprit
Tous ces merveilleux visages
Quand un banc de bus
Est un trône
© Julien Hoquet
Vieillir
Traverser
Dépouillé
De nos sens
Avancer
À tâtons
Vers l’inouï
Vieillir
Explorer
L'opacité
L'immobilité
De l'horizon
Au bout du chemin
Crépusculaire
© Julien Hoquet
« Si tu veux savoir où aller, il te faut pas oublier d’où tu viens… »
Jean Métégnier, "Une Italie qui chante", Cie Le Chat perplexe
Je et tu
Se lient
En vous
Mon île
Aime
Tes ailes
Et vous irez
Là
Où le vent
Nous mène
© Julien Hoquet
Vilhelm Hammershøi, peintre de l'intériorité.
et aussi...
Hammershøi, entre Vermeer et Hopper
(Sur Météo)
Un ciel visqueux
Tout savonneux
Mais toujours bleu!
Soleil pluvieux
Et silencieux
Mais précieux!
Les gens chez eux
Même anxieux
Font de leur mieux...
© Maria Ardouin
(Sur Signe des temps)
Dans la douceur crémeuse
De l'eau brumeuse
Silencieuse
La perfection immobile
D'un cygne.
© Maria Ardouin
(Sur Nuit de veille)
La veille
Dans les plis du ciel
Où le destin ne s'écrit plus
Nous lisions son tracé
Quasiment disparu
Puis le jour est tombé
L'a effacé
Sans lendemain
Dans quel trou du temps
Sommes-nous plongés?
© Maria Ardouin
(Sur Vibrato)
Ça mijote
Ça marmite
Une bonne cuite
Avec les potes!
Pour fêter quoi
La Terre?
La vie qui vibre en toi
Malgré tous nos ravages.
© Maria Ardouin
(Sur Les temps d’étang #5)
Les oiseaux
Reviennent
Le voyage
S'achève
L'étang ouvre
Ses bras
© Julien Hoquet
(Sur Ciel !)
Je me la joue funambule.
Le temps d'une vague, je ris de mes pieds lestés de nuages qui s'effilochent.
Mais la mer se retire emportant mon vertige et mes illusions d'écume.
Je lève la tête pour saluer le ciel.
© Ariane Adam
(Sur Paysage d'automne)
Des bulles d'automne
Qui grobouillonnent
Et castagnettent
Dans la glaise d'été
Dans le bleu nuit inquiet
De la recréation
Malmenée, bousculée
De questions qui bourdonnent.
Où va ma planète ?
© Maria Ardouin
(Sur Silhouette)
Vérité bleue
Sur nos vies grises
Le ciel se tait
Pour déployer
Tout son royaume.
© Maria Ardouin
(Sur Les temps d'étang #12)
Beauté vaporeuse
Sommeil hivernal
L'étang creuse sa profondeur.
© Maria Ardouin
(Sur Histoire)
Histoire
Il était une fois
Des arbres insomniaques
Que la nuit avait oubliés
Le vent leurs avait chanté
Mille berceuses
Que la forêt avait étouffées
Et à l'orée du jour
Le silence
À pas de loup
Vint dévorer
Le chant des oiseaux
© Julien Hoquet
(Sur L'encre de la nuit)
Elle a illuminé
Un nouvel art rupestre
Avec l'encre de son cœur
Sur les parois fragiles
De ses nuits blanches
© Julien Hoquet
(Sur Extinction)
Coquelicot
Papier Japon
Décoloré
Pauvre carton
Au moins restera la beauté
Qui fait en nous danser le mot.
© Maria Ardouin
(Sur Extinction)
Exterminer ou ''Est-ce terminé?''
Un flamand gris
Se penche sur moi
Il sent la fleur
La nature aussi
© Julien hoquet